Bussac Historique

Passage extrait du « Patrimoine des communes de la Charente Maritime », Flohic Editions, Tome II, août 2002 :

« L’occupation gallo-romaine est attestée au village de la Grande Porte par un mur en petit appareil et des tuiles à rebords.

En 1973, près du hameau de Port Berteau, est découverte dans la Charente la seule épave du Haut Moyen-Age, des V-VIIIème siècles, localisée en France.

De Port Berteau partent par gabares, jusqu’au XIIème siècle les productions de la contrée : poteries de la Chapelle des Pots, pierres de taille de Bussac, bois, vins, etc. vers Rochefort et la côte océane.

Les échanges entre les rives du fleuve sont facilités par les bacs de Port Berteau et de la Grande Porte, disparus au XXème siècle.

Vers la fin du XIIème siècle est édifiée l’église Notre-Dame, dont la cloche date de 1636. Le prieur de St Eutrope de Saintes exerce alors le droit de patronage sur la paroisse, à l’exception du prieuré grandmontain du Jarry, dont ne subsiste aucun vestige. La terre du Bussac dépend au Moyen-âge de la vicomté d’Aulnay. Son seigneur appartient à la famille La Personne, au XVIème siècle, puis à celle de Beauchamps qui font de leur propriété un lieu de culte protestant de 1576 à 1585 et de 1599 à 1603. Dominnant le fleuve, ce château, reconstruit à la fin du XVIème siècle, est modifié au XVIIIème siècle par les Mercier Dupaty, dont Charles-Marguerite-Jean-Baptiste, juriste au parlement de Guyenne, connu pour ses lettres sur l’Italie. En 1862, le site de Port-Berteau, où il séjourne, inspire Gustave Courbet. Sous l’occupation, Vercors écrit « Le silence de la mer » au logis du Rochefollet. En 1867, est ouverte la ligne de chemin de fer Rochefort-Saintes, dont les trains desservent l’ancienne halte du Pontreau ».

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